Voyage éco-responsable, écotourisme, volontourisme… Voyager responsable : qu’est-ce que c’est ?

Nous voyons fleurir un peu partout de nouveaux termes pour parler d’un autre type de voyage, celui qui serait plus « écolo », plus « vert », plus respectueux. Entre les séjours de proximité et les voyages engagés, il y a un large panel de concepts, que nous vous proposons de décrypter ici : qu’appelle-t-on voyager responsable ? Nous vous donnons notre définition, pour le Groupe CEI ainsi que nos engagements et une sélection de voyages.

Voyager en limitant son impact négatif sur l’environnement

Voyager en train : prendre son temps en limitant son impact environnemental.
Source Pixabay – Torfi007

La grande majorité des voyageurs est aujourd’hui bien informée sur les impacts délétères qu’ont les transports (aérien, routier, maritime, ferroviaire) sur l’environnement, et c’est sur ce premier point qu’un certain nombre de voyageurs a décidé de ne plus prendre l’avion. C’est en effet un moyen « simple et rapide » pour réduire d’un seul coup son impact carbone. Mais cela signifie donc : renoncer définitivement à visiter des destinations lointaines, ou prévoir de partir longtemps et d’intégrer le transport (train, vélo, voilier…) dans le projet du voyage, qui transformera le trajet en partie importante voire principale du voyage, et pas seulement un moyen d’atteindre sa destination. Pour cela, il faut bénéficier de temps et aussi d’un esprit assez aventurier. Nous vous recommandons de lire notre article sur le slow tourisme.
Bon à savoir : sachez qu’aujourd’hui de plus en plus de compagnies aériennes compensent leur impact carbone et permettent aussi de choisir des vols avec un impact moindre.

Pour en savoir plus : https://www.franceinter.fr/emissions/camille-passe-au-vert/camille-passe-au-vert-06-fevrier-2020

Voyager pour apprendre et comprendre… du choc culturel à l’ouverture au monde

De belles rencontres tout au long du voyage : Vietnam, Hoi Un.
Source : Pixabay fernandesdn123

S’il y a bien une vertu qu’on peut difficilement retrouver ailleurs qu’en voyage, c’est l’immersion dans une autre culture. Les voyageurs passionnés vous le diront : ce sont des tranches de vie dont on ressort grandi ! La rencontre avec des populations locales, un hébergement chez l’habitant, un repas partagé avec une famille, la vie quotidienne, l’environnement dans lequel les locaux évoluent… toutes ces composantes, non exhaustives, ne peuvent être vécues hors du contexte des voyages. Or, ce sont précisément celles-ci qui nous font voir une autre réalité, loin des seuls points de vue des médias.
Une expérience vécue sur le terrain, face à des plages souillées de plastique, des coraux détruits par la pèche à la dynamite, des animaux exploités pour le tourisme de masse… aussi douloureuse soit-elle, est souvent le déclencheur d’une prise de conscience et d’une volonté de changer. De même pour leur pendant positif : une expérience réussie de permaculture, un refuge animalier, une ville qui mise sur la gestion écologique de ses ressources… sont autant d’inspirations, qu’il convient de vivre par soi-même pour une réelle prise de conscience.
Ces expériences sont d’autant plus porteuses de sens lorsqu’elles sont proposées aux plus jeunes : les voyages font partie intégrante de l’adulte en devenir, et ne laissent personne indifférent. Ce recul donnera aussi l’opportunité d’agir selon les valeurs qui sont chères à chacun.

« On ne fera pas un monde différent, avec des gens indifférents. »

Arundhati Roy

Volontourisme, écotourisme, voyage éthique et solidaire : voyager engagé

Rizière au Népal – Programme de développement durable avec le CEI

Avoir la possibilité de s’échapper de son quotidien en partageant ses connaissances, son énergie ou sa volonté d’apprendre est rendu possible avec ce type de voyage. Il existe de nombreuses façons de s’engager : choisir un mode d’hébergement écologique ou qui est tenu par la population locale, favoriser l’économie locale en choisissant avec soin chaque étape de son voyage (guide, repas, transports, achats d’artisanat…), participer à des tâches du quotidien ou même intégrer un programme pour agir positivement sur place, c’est ce que proposent le volontourisme et l’écotourisme. Certains programmes permettent même de financer des projets de développement bénéficiant à la population locale (les voyages solidaires).

« Le tourisme équitable et solidaire résulte d’une véritable harmonie entre les personnes, les cultures et l’environnement. Pour répondre à ces engagements, le tourisme équitable et solidaire se fonde sur trois piliers : le commerce équitable, la solidarité internationale et l’économie sociale et solidaire. »

source ATES

Voyager pour éduquer et ouvrir les jeunes au monde

Préparation d’un repas dans un programme culturel au Cambodge avec le CEI

Nous conclurons cet article, loin d’être exhaustif, par une mission importante à nos yeux, acteurs que nous sommes du tourisme pour les jeunes : les voyages sont un moyen formidable d’aller à la rencontre de personnes et de soi. Chaque voyage apporte son lot de dépassement de soi, de découvertes et d’émerveillement, lorsque l’on est parvenu à surmonter la barrière de la langue, les différences culturelles, les aléas liés aux déplacements… Le voyageur qui observe et apprend ressort indéniablement grandi de son expérience. Nous croyons profondément aux vertus pédagogiques des voyages, et notre longue expérience nous l’a maintes fois prouvé.
C’est pourquoi, dans notre volonté d’ouvrir les jeunes au monde, nous proposons une sélection de voyages, pour les jeunes en petits groupes, en autonomie ou pour des classes, que nous vous présentons ici :

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